Fresque, la danse comme respiration


Fresque, la danse comme respiration
Le Pôle danse Pont-Château (Carré d’argent) / Pornichet (Quai des Arts) diversifie les propositions chorégraphiques. La pièce de Paco Decina donne libre cours au corps en  mouvement, sans oublier de soigner «le beau». Texte : David Daunis   Photo : Laurent Paillier - photodedanse.com

Paco Decina est directeur artistique de la Cie Post-retroguardia depuis 1986. Son travail chorégraphique majeur nous convie à des œuvres qui interrogent le spectateur sur l’instant présent avec toujours ce souhait de lui offrir une respiration nouvelle le temps d’une représentation. Il nous confie que pour lui «la danse est un abandon au mouvement de la vie, qu’elle réactualise des mémoires anciennes. Que pour le danseur ou le spectateur, elle doit être un moment de communion et doit nous faire voyager au delà de ce que nous voyons. ». L’œuvre pour lui est «une question qui doit permettre de découvrir ce que l’on ne connaît pas. Au delà de l’exercice de style». Il propose la pièce Fresque, femmes regardant à gauche, une pièce pour sept danseurs qui se penche sur les notions de mémoire, d’origine et de rêve. Rendre visible l’invisible.
Une œuvre collective à la fois maîtrisée et instinctive, sensuelle et poétique, incroyablement physique, qui rappelle que la danse peut emprunter des chemins hors-pistes pour questionner et émerveiller. Ici, le mouvement chorégraphique fait corps avec la musique électro minimaliste et pulsative de Fred Mall et la scénographie vidéo sensible de Serge Meyer. Sur ce dernier point, c’est aussi une réussite.

Pont-Château, au Carré d’argent, le 31 mars 2011
www.pacodecina.fr