Hanni El Khatib


Hanni El Khatib
Hanni mâle
Si en français « fils d’immigré fan de rock’n’roll sixties » se traduit très approximativement Dick Rivers, dans la langue d’Elvis on parle désormais d’Hanni El Khatib. Sauvage, minimaliste et épileptique, la musique du Californien remet au goût du jour le déhanchement pelvien. Texte : Cyrille Taillandier - Photo : Dustin Aksland

Excellente nouvelle pour ceux qui ne se sont jamais remis du départ d’Elvis pour le service militaire – ce que d’aucuns désignent souvent comme la fin du rock’n’roll – et ont depuis écumé sans relâche les discographies de Gene Vincent et de Jerry Lee Lewis.
Philippo-palestinien de L.A. fasciné par les icônes américaines des années 50-60, Hanni El Khatib remonte directement le temps jusqu’à l’âge d’or du rock’n’roll, semblant surgir directement de 1958, posé sur des chaussures à semelles de crêpe, la mèche savamment travaillée à la gomina.
Sur son premier album – Will the Guns Come Out – on retrouve tout ce qui fait la grandeur du garage rock : la concision, la fièvre, les glissando de guitare, la batterie sèche et primitive. Sur scène, on retrouve aussi tout ce qui fait la grandeur d’Hanni El Khatib : le tumulte, la nervosité, la passion, les vociférations de prédicateur endiablé.
En ces temps de dérèglement météorologique, la soirée nantaise des Nuits de L’Alligator, où Hanni partagera l’affiche avec Coming Soon et Sallie Ford, annonce un hiver férocement étouffant. Le 15 février promet d’être la journée la plus chaude de l’année dans la région.

Les Nuits de l'Alligator avec Hanni El Khatib, Sallie Ford & The Sound Outside, Coming Soon.
Mer. 15 fév. à Stereolux à Nantes - Salle Micro - 20h30 - 10/15€ 


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