Interview, Jean Baptiste Guillot, Label Born Bad Records


Interview, Jean Baptiste Guillot, Label Born Bad Records
Label rock indé.

Le 1er décembre, l’Olympic, la salle de musiques actuelles de Nantes, invite trois groupes (Yussuf Jerusalem, Cheveu, Jack of Heart) du plus que respectable label rock, Born Bad Records. Rencontre avec son fondateur Jean Baptiste Guillot a.k.a JB Wizz, un défenseur acharné de la culture alternative et indépendante. //
ITV : Betty Le Mellay - Photo YM Born-Bad-JB

Pouvez-vous nous éclairer sur votre action et vos motivations à développer Born Bad Records ?
Si j’évolue dans le circuit alternatif depuis mon adolescence, j’ai travaillé un temps dans une grande maison de disque (EMI). Là,  je me suis vite rendu compte que ça ne me correspondait pas, que j’étais un bon soldat sans savoir pourquoi je travaillais la musique. Amer de cette expérience, j’ai fui en décidant de monter mon label, à titre de rédemption. Mon goût pour l’alternatif est à l’image d’une ouverture d’esprit, sachant que je n’écoute pas seulement du rockabilly. Pour BBR, depuis quatre ans, je travaille seul, je fais tout, de la prospection de groupes à la production, comme une croisade personnelle qui donne sens à ma vie. C’est dur,  je vais sûrement m’y épuiser mais au vu des retours, ça vaut le coup.

Faire partie du catalogue BBR répond-il à un profil ou un état d’esprit particulier ?
Je n’aime pas les groupes revivalistes ou régressifs. J’aime ceux  qui proposent quelque chose de personnel, de différent. Cheveux est pour moi un groupe novateur. Magnetix et Frustration proposent une musique véritablement singulière et personnelle. La subjectivité de tout cela est aussi le reflet de goûts qui ne sont jamais arrêtés. Et puis, qu’on se le dise,  je ne fais pas de parisianisme, BBR accueille également des groupes de Bordeaux, de Perpignan…

Selon vous quelles sont les solutions pour que le rock reste indépendant et soit écouté par le plus grand nombre ?
Ce n’est pas une fin en soi. Les niches musicales se développeront de plus en plus, il y en a déjà plein. Plus on écrase ou plus on oppresse les gens avec une culture plus ils y sont réticents. La contre-culture se nourrit toujours d’une culture forte. Les majors qui ne font plus de développement d’artistes ne s’adressent qu’aux mômes et les adultes ne sont pas dupes. Aujourd’hui les groupes  se produisent et se prennent en main tout seuls. L’indépendance existera donc toujours et pour longtemps.

Comment projetez-vous les perspectives du label BBR ?
Tout d’abord être le champion de ma niche, on est peu nombreux à tenir une cadence de sortie de disques comme la mienne. Le label est en pleine ascension, je sais que j’aurai atteint le sommet de mon développement dans quelques années. On verra pour après. En attendant pourquoi pas faire une soirée au Vip, dans la Base sous-marine à Saint-Nazaire. Un lieu que j’adore.


Soirée Born Bad Records avec
Yussuf Jerusalem, Cheveu, Jack of Heart, le 01 décembre à L'Olympic à Nantes.
www.myspace.com/bornbadrecords
www.myspace.com/ridersofallah
www.myspace.com/cheveu
www.myspace.com/jackofheart
www.olympic.asso.fr