Les Beatles bougent encore
Il y a quelques années encore, la ville de Liverpool (dans l'ouest de l'Angleterre) était plus synonyme de hooliganisme que de berceau des Beatles. Dans les années 90, personne ne pariait sur elle (sauf sur son équipe de foot) et seules 3000 personnes vivaient encore dans son centre-ville malfamé. Mais voilà, des gros moyens sont passés par là : un plan de rénovation de plusieurs milliards de livres et une réorientation vers le tourisme et un patrimoine à exploiter, les Beatles. On donne le nom de John Lennon à l'aéroport, on organise des circuits sur les traces des « Fab four » (leurs quartiers, Penny Lane, Strawberry Field, la rue du Cavern Club) et bientôt, on ouvrira même un hôtel de luxe appelé Hard day's night construit autour de quelques objets cultes des Beatles. Cerise sur le gâteau : Liverpool est capitale culturelle européenne cette année. Curieux quand même de constater que le renouveau et l'avenir de cette ville se basent sur un groupe formé il y a plus de quarante ans et qui n'existe plus depuis 1970. Oui mais quel groupe ! me direz-vous. Ce qui est plus étonnant, c'est que Liverpool n'ait pas pensé à affirmer la paternité de tels rejetons bien avant. La locomotive Beatles sur les rails, d'autres machines culturelles n'ont pas tardé à s'installer dont Tate qui a réhabilité des friches industrielles portuaires en musée d'art moderne. Tiens, tiens, friches portuaires, art moderne, ça ne vous rappelle rien ? 
Chine Dandelion
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