Portrait : Denis Charolles

Denis Charolles est un associé idéal pour une saison libre comme lui. Denis Charolles vient trois fois sur la scène du fanal, au micro, à la batterie ou en chef de bande.

Durant la saison culturelle de la scène nationale de Saint-Nazaire la lumière sera faite à trois reprises sur le musicien Denis Charolles. On verra sur scène l’homme-orchestre, le directeur d’orchestre et l’homme de l’orchestre. Homme-vigie aussi, d’un monde musical qu’il joue pour tout simplement «participer à la transmission du bien être, sans la quête de réussite, sans chercher à briller plus qu’un autre». Sa musique, plutôt proche du jazz est balisée de notes mystères, de drôles d’instruments (de batterie, d’arrosoirs, de clairons, de graviers, de tuyaux…), pour être libre et nous emporter loin. Comme il en parle «c’est un peu nous rappeler les espoirs qu’il y a de mettre un pied devant l’autre, tout en étant parfois rigolo et vif, essayer de sortir des choses trop faciles qui pourrait nous amener là où la culture deviendrait un objet de consommation».



Little Big Mao

Le premier concert est celui de Little Big Mao, la formule orchestrale de La Grande Campagnie des Musiques à Ouïr. L’extension à sept musiciens d’une formule trio déjà reconnue pour son énergie folle et pour l’inventivité d’une musique qualifiée de jubilatoire et lumineuse. Le «rêve orchestral» de Denis Charolles, «celui de diriger un ensemble de musiciens qui, avec des trompettes, des saxophones et autres cuivres, partage ce goût pour la musique improvisée, d’accord pour mélanger des sons». 

Imaginaire et pensée
Sa deuxième intervention, il la fera avec Les Étrangers familiers, une formation composée des musiciens de la Cie des Musiques à Ouïr auxquels se joignent deux chanteurs de prédilection, Loïc Lantoine et Eric Lareine. Selon lui ce spectacle est «un salut à la poésie, celle qui ne meurt pas, qui permet de souligner cette nécessité de revendiquer haut et fort sa condition humaine». Une offrande avec des chansons aux revendications libertaires, avec du jazz et des mots, ceux de Georges Brassens, Victor Hugo, Paul Fort, Antoine Paul, Francis Jammes et d’autres.

Seul
Il terminera par un solo. Un rôle qu’il aime. «Une manière d’habiter le temps d’une performance toutes les personnes qui nous habite. Une forme de nudité face au public». Charolles viendra avec son attirail, sa guitare, sa voix et sa percutterie. Fou, il le sera sûrement, comme un agitateur bricolo qui aime offrir une musique sans frontières, mais aussi comme un compositeur brillant. Des symphonies pour arrosoirs et graviers qu’il propose en guise de bouffées d’airs. David Daunis

En concert au fanal avec Denis Charolles :
Little Big Mao - Cie des Musiques à Ouïr/ Jazz le 11/12
Les étrangers familiers «Un salut à Georges Brassens» le 11/2
Denis Charolles en solo les 30 et 31/3

l'équipe du haut parleur



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