Raharimanana, un écrivain sur les chemins de la mémoire


Raharimanana, un écrivain sur les chemins de la mémoire
Au Théâtre Athénor: « Des ruines » : Une parole poétique à la fois douce et puissante mise en scène par Thierry Bédard, d’où surgira (peut-être) un monde nouveau.
Texte : Siro Matorez - Photo : Eric Sneed

Jean-Luc Raharimanana est un écrivain malgache né en 1967. Artiste associé à Athénor pour la saison 2011, il y présentera « Des Ruines », le 21 avril. Ce texte est mis en scène par Thierry Bédard (Cie Notoire) et fait partie du « cycle de l’étranger(s)», projet d’écriture miroir du monde, pour évoquer son ordre et son désordre. Ce n’est pas un texte théâtral mais un monologue lyrique autour de la voix, de la parole, une volonté de Raharimanana de dépasser l’écrit pour le faire résonner comme « une langue inouïe, chargée de rage et de révolte ». Ces mots s’ancrent dans une géographie, des lieux d’origine, une histoire, une mythologie, comme un écho à la mémoire d’un peuple. C’est une poésie douce qui cohabite avec la violence. Raharimanana est un témoin qui s’exprime par images, par détours et qui lance des mots essentiels en ces temps où l’étranger est perçu comme de plus en plus étrange. La musique se mêle à la parole pour la faire résonner, la scander, la rythmer, émouvoir.
Phil Darwin Ninga (photo), acteur congolais, incarnera Des Ruines, image d’un continent malade de sa mémoire. Un texte qui s’ancre hier pour mieux construire demain.

LE SPECTACLE ET LA RENCONTRE INITIALEMENT ANNONCÉS LE 21 AVRIL AU THÉÂTRE ATHÉNOR À SAINT-NAZAIRE SONT ANNULÉS, ET REPORTÉS À L'AUTOMNE AU THÉÂTRE JEAN-BART À SAINT-MARC-SUR-MER
www.athenor.com