Rencontre avec Kill The young
Trois frangins, Tom (guitare et chant), Dylan (basse) et Oliver Gorman (batterie) forment le groupe de rock Kill The Young.
Un poil effrontés et rebelles, ils se disent "en dehors du temps", toujours prêts à critiquer une société de consommation trop étouffante.
Depuis 2005, ils ne cessent de jouer leur rock détonnant et efficace sur les scènes les plus prestigieuses de la planète, et réussissent à vendre beaucoup de disques, emboîtant le pas des grands frères comme Placebo ou Franz Ferdinand.
Leur devise : jouer sinon, picoler ou regarder le foot à la téloche.

HP : Qu'est ce le rock selon Kill The Young ?
Kill The Young : Bon, Kill The Young est comme une nana d'aujourd'hui, qui cherche à être positive, avec la volonté de ne jamais baisser les bras et de vouloir plaire.

HP : Le rock est-il une histoire de jeunes rebelles ?
KTY  : Non, pas du tout. Le rock peut être joué par tout le monde, à partir  du moment où l'oreille musicale est là. Si le rock peut avoir l'attitude rebelle du punk, il faut bien noter que le punk ne se limitait pas à de la musique. Il était aussi et avant tout un chemin de vie. Du coup la musique n'était pour lui qu'un accessoire.

HP : On vous dit plus proche du rock US que celui d'outre-Manche  ?
KTY : Nous ne nous sentons pas vraiment plus proches de l'un ou de l'autre. Nous nous plaisons à naviguer sans étiquette. D'ailleurs, nous ne cherchons ni ne voulons nous en attribuer une. Nous pensons que les gens nous apprécient pour ça. Si on voulait faire comme les autres, nous copierions sans doute du Razorlight ou du Baby Shambles…ou d'autres groupes qu'on aime. Mais vraiment, ce serait sans intérêt.

HP : Quels sont les artistes sans qui vous ne seriez pas devenus musiciens ?
KTY :  Même si nous sommes issus de beaucoup de choses, nous ne pensons pas être véritablement influencés, et si c'était le cas, nous ne le réalisons pas.
Mais nous pouvons quand même citer beaucoup de groupes comme Sonic Youth, Mud Honey, Sound Garden, The Police, Bob Dylan etc.que nous aimons particulièrement. On peut citer aussi des comédies britanniques comme The Office, Alan Partdrige, Brass Eye, et tellement d'autres choses finalement. Mais disons quand même que tout ça n'est que groupes et personnes, disons aussi qu'ils ne sont pas des dieux. Nous, en fait, nous sommes là avant tout grâce à notre mère et à notre père.

HP : 400 dates de concert en trois ans d'âges. Reste-il du temps pour le reste ?
KTY :  Oui, nous avons du temps pour regarder le football et nous saoûler la gueule.

HP : Quels sont les plaisirs qu'on éprouve lorsqu'on est jeune, beau et rockeur reconnu ?
KTY : Nous sommes fatigués, et jamais contents. Si nous ne sommes pas en tournée, nous nous ennuyons, et quand nous le sommes nous avons le mal du pays. Nous ne sommes jamais satisfaits.

HP : A part le rock qu'aimez vous écouter ?
KTY : Nous écoutons de tout à partir du moment où la mélodie est bonne, que les textes sont bons et que l'accroche est présente. Si les trois sont présents c'est tant mieux. Mais la plupart du temps, c'est quand même le rock alternatif qui nous branche.

HP : Qu'est-ce qui fait qu'on prend son pied sur scène ?
KTY : Tout un tas de choses. Vous savez, si vous n'avez pas un bon rapport avec la foule vous pouvez vraiment mal jouer. Parfois il faut aller chercher le public, le gagner, et là, c'est souvent le meilleur qui en ressort pour des moments magiques. On prend souvent notre pied à jouer et expérimenter de nouveaux morceaux.


l'équipe du haut parleur

TÊTE A TÊTE.

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