Singularités Ordinaires.


Singularités  Ordinaires.
Bourdieu sous chapiteau.
Programmé pendant le festival Quel cirque!, «Singularités ordinaires» répond parfaitement à la visée de l’évènement : prouver que cet art ne se résume plus à un trapèze et à une cage aux lions.
Texte : Thiphaine Crezé - Photo : Isabelle Bruyère

A priori, impossible de coller une étiquette sur Singularités ordinaires. Tissé autour du témoignage de trois artistes uniques - un paysan devenu musicien, une danseuse étoile insoumise et une Marseillaise loquace - , la pièce de la compagnie GdRA mêle musique, danse, cirque, paroles et … sociologie. Le portrait en triptyque de ces singularités devient en effet prétexte à la réflexion et bouscule un peu Pierre Bourdieu : que peut-on appeler “Art” ? La notion de légitimité culturelle est-elle toujours d’actualité ? Le questionnement fait partie du spectacle. Il rythme les mouvements dansés, s’intègre aux images projetées, épouse la musique. Singularités ordinaires est une oeuvre complète et merveilleuse, aux frontières de l’anthropologie.
Invitée dans le cadre du festival Quel cirque !, organisé par le Fanal du 10 au 13 novembre, la compagnie GdRA semble vouloir transformer l’exclamation en interrogation. Elle dont le spectacle porte finalement l’étiquette “théâtre et arts multiples”.

Sam. 12 novembre au LiFE à Saint-Nazaire Base des sous-marins - à partir de 14 ans - 20h30 - 12/19€
www.lefanal.fr