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Rencontre à l’Amphithéâtre de Pornic, le 29/01/2010 avec les élèves de terminale littéraire du lycée du Pays de Retz

Rencontre avec Tribeqa dans les coulisses de l’Amphithéâtre de Pornic entre deux prises de son. Ambiance détendue avec des musiciens chaleureux et parlant sans retenue.

Comment s’est formé votre groupe ?
Josselin Quentin (Joss, au balafon) : Je suis d’abord parti en Côte d’Ivoire en 95 dans le cadre d’un voyage avec le conservatoire. J’y ai rencontré Keita qui a fabriqué le balafon chromatique dont je me sers et qui est une pièce unique. C’est en 2002 que nous avons créé ce groupe avec Benji (Benjamin Bouton), avec qui nous faisions partie du Karre Magik avant. Le nom de Tribeqa est en fait l’acronyme d’un quartier new-yorkais « Triangle Below Canal Street », je trouvais que ça sonnait bien… Comme tous les groupes on a commencé à jouer dans les cafés, et aujourd’hui je dirais que nous sommes dans une période de transition. Nous faisons des premières parties et sommes en tête d’affiche pour certains évènements.
 
Souvent les groupes disent avoir des influences, quelles sont les vôtres ?
Benji (à la batterie): On n’est sous l’influence de personne... Enfin si évidemment ! Nous sommes sept et venons d’horizons musicaux différents. En fait, nous avons différentes sources d‘inspiration : Djo c’est plutôt rap et hip hop, Joss jazz et classique, Benji hip-hop... Nous avons des mentors aussi, comme Magik Malik ou encore Julien Lourau avec qui nous avons eu la chance de travailler et qui nous ont beaucoup appris.

Comment procédez-vous pour créer vos morceaux ?
Djo (aux platines) : C’est Joss qui compose. Dès qu’il a une idée, il l’enregistre sur son portable. Il arrive même qu’on soit sur la route et qu’il arrête le camion pour ne pas oublier une idée et pouvoir l’enregistrer. Une fois en répétition, on joue et chacun apporte ses idées au fur et à mesure. A la fin, la structure du morceau est approximativement organisée et ce n’est qu’après que Joss, qui était dans la section classique au conservatoire, écrit les partitions. Le concept de notre groupe c’est de laisser place à la musique et de créer des morceaux qui ne sont pas établis sur le modèle intro-refrain-couplet… On ne cherche pas à se rapprocher du goût du jour, au contraire on aime bien la prise de risque. En revanche, les «featurings» font aussi partie de notre concept. On rencontre beaucoup de gens mais s’il fallait jouer avec tous ceux qui ont du talent, on n’aurait pas fini de faire des disques !

Et votre deuxième album alors, qu’en diriez vous ?
Joss : En fait c’est exactement l’album qu’on voulait faire. On y a notamment collaboré avec Black Worrell des Puppetmastaz. Il ressemble plus au « live » que le premier, il est plus pêchu.
Propos recueillis par Johanna Noblet-Ropert  du lycée du Pays de Retz de Pornic

l'équipe du haut parleur

HAUT PARLEUR REDACTION LYCÉENNE.

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