Rencontre en janvier 2010 avec les élèves de terminale littéraire du lycée du Pays de Retz
Elle est entrée, nous a souri, et nous la connaissions presque déjà. Nadine Varoutsikos-Perez est une de ces femmes que l’on n’oublie pas. Généreuse et ambitieuse, elle a su, en quelques mots, nous envoûter, nous transmettre sa passion, et nous donner envie d’être quelqu’un.
Directrice du fanal, la scène nationale de Saint Nazaire, depuis mars 2009, Nadine Varoutsikos-Perez nous a parlé de son métier, sa passion. Son rôle est à la fois de donner les grandes lignes de la programmation artistique, et de s’assurer de la bonne gestion d’une structure qui gère de l’argent public. « Le métier de patronne est un exercice de solitude » dit-elle. Nous avons eu le sentiment que c’est aussi un art délicat. Il faut faire partager sa vision des choses en mettant en avant tous les talents de son équipe. Mais « à la fin c’est toi qui prend les décisions, et qui les assume », tranche-elle pour souligner la responsabilité qui lui revient, et son devoir de sécuriser les personnes qui travaillent avec elle. Son ancien métier de comédienne lui a appris que pour réussir, il faut « avoir des tripes ». « Trace ta route et tu y arriveras » a-t-elle dit à plusieurs reprises pour nous transmettre la leçon qu’elle retient de ses expériences et nous encourager.
Créer la rencontre entre public et artistes, un enjeu républicain.
Son rôle est à la fois d’aider de jeunes artistes talentueux à percer, et de créer une rencontre entre eux et les spectateurs. Pour cela, il faut que « ce qui se passe sur le plateau ait une force, une vérité ». Nadine Varoutsikos-Perez a une réelle admiration pour la culture, qu’elle considère comme essentielle : « Ce n’est pas seulement un supplément d’âme, c’est profondément la vie » nous dit-elle. Etre en République, c’est être tous ensemble au même endroit. En rassemblant des gens différents dans une même salle le temps d’un spectacle, l’art propose des récits communs à partager. Il est essentiel pour une République de soutenir les artistes, elle se doit de leur donner les moyens de s’adresser à tous et pas seulement à une partie seulement de la population. Cyrielle Samson du lycée du Pays de Retz de Pornic
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