Tête à Tête : French Cowboy

Rencontre avec Federico Pellegrini, ex-Little Rabbits.  Alors que son groupe French Cowboy sort un nouvel album, il montera sur la scène du Vip à Saint-Nazaire avec son projet solo Lonesome French Cowboy, et sur celle de l’Olympic à Nantes aux côtés de Rubin Steiner et Caroline.


Vous avez écrit Isn’t my bedroom A Masterpiece entre quatre murs, est-ce cet environnement qui vous inspire ? Pouvez-vous nous définir les couleurs et humeurs de cet album ?

Pour la plupart, oui, comme tout ce que je fais. Disons que les idées peuvent naître un peu n’importe où, mais c’est toujours dans ma chambre qu’elle prennent une première forme concrète. J’y ai mon matériel d’enregistrement, mon appareil photo. Et puis surtout, j’ai besoin de solitude pour écrire, tester. J’ai besoin d’un milieu solitaire et familier. Pour ce qui est des sources d’inspiration, je laisse venir. Souvent une histoire d’humeur. Jamais je ne me dis, tiens, il faut que je fasse une chanson là-dessus. Ça part d’une phrase, d’une suite d’accords et puis je laisse filer jusqu’à épuisement. Humeurs et couleurs, je ne sais pas. J’entends mélancolique par-ci, écorché par-là. Je dirais l’amour et les états d’âme.

Vous vous mettez en scène dans des vidéos. Le cinéma en tant qu’acteur, ça vous brancherait ?
Le problème, c’est que je ne sais jouer que moi-même, ou une extension de moi-même, ou alors un moi-même fantasmé, comme tout le monde me semble-t-il. Après, pour ce qui est de faire l’acteur, c’est un travail, une démarche, c’est très standardisé, ça répond à des codes, ça, je ne sais pas faire.

Vous avez aussi votre projet solo. Qu’est ce que vous trouvez dans ce projet, que vous ne retrouvez pas avec votre groupe et inversement ?
Tout et rien. Quand je joue en groupe, pour l’heure, ça reste un projet personnel. Disons que seul, c’est seul avec sa gueule, surtout en concert. Personne sur qui se pencher, pas d’artifice. Il faut tenir le fil. Par contre, on a son propre rythme, personne pour vous dire allez, on enchaîne, on a ses silences. Après, Lonesome, c’était pour marquer une différence de forme. Aujourd’hui s’en est inventée une troisième d’ailleurs, en trio (avec une des quatre chanteuses de l’album, Caroline et un bon ami notoire, Rubinsteiner) avec laquelle je vais tourner l’album cette année. En fait, ce qui m’intéresse, c’est le plaisir à jouer, la mise en danger ou plutôt, fuir la routine.

Propos recueillis par Betty Le Mellay


En concert :
Lonesome french cowboy, le /4 au Vip à Saint-Nazaire
French cowboy trio, le 12/4 à L’Olympic à Nantes
www.myspace.com/thefrenchcowboy


l'équipe du haut parleur

TÊTE A TÊTE.

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