Le 15/1/09 au Lieu Unique - Nantes
Trois Boleros d’Odile Duboc est un triptyque à la gestuelle douce, précise et apaisante. Les trois pièces correspondent à trois versions orchestrales différentes de l’œuvre de Ravel. Avant chaque boléro se glissent des moments de respiration récréatifs ou oniriques. Le premier boléro, interprété par dix danseurs, est celui qui colle le plus au tempo de la musique. Dans ce florilège de l’art de la danse, les danseurs se font admirer. Que du beau, que Duboc .
Le deuxième Boléro, vu lors de l’inauguration du LiFE à Saint-Nazaire, est un duo «entre une femme (Emmanuelle Huyn) et un homme (Boris Charmatz). L’envoûtement n’a pas porté jusqu’aux derniers gradins, un éclairage mesquin voilant la grâce parnassienne de ces danseurs exceptionnels.
Après un intermède scénographique de tissus à l’ondulation venteuse, le troisième Boléro et ses 21 danseurs vêtus de blanc, impressionne d’emblée. Les lignes blanches des danseurs se tracent, se croisent et s’effacent. C’est graphique, pur et serein comme de l’art abstrait dirait un spectateur honnête ou comme une publicité pour eau minérale auvergnate dirait un spectateur mal luné en quête d’univers plus orageux. PF
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