On avait déjà aimé chroniquer l’album de Mayer Hawthorne à sa sortie en automne dernier. Imaginez bien que notre sang n’a fait qu’un seul tour quand on a découvert que le Californien se préparait à jouer à Nantes. À vingt-neuf ans, ce jeune blanc multiplie les casquettes de chanteur, de rappeur, de deejay et de multi-instrumentiste. Membre des groupes de hip hop Nowon et Athletic Mic League, c’est avec le projet soul Mayer Hawthorne que cet artiste a signé sur le prestigieux label Stones Throw pour un disque imprégné de la culture soul des années 60 et 70. Sur scène, le crooner à l’allure classe enchaîne des chansons d’amour avec une voix exceptionnelle, tant aigüe que grave, avec une aisance incroyable et une énergie contaminatrice. Le public présent averti semblait comblé, frisant même l’hystérie dès la première note. Difficile de ne pas être séduit par cette générosité qui rendait largement hommage à Curtis Mayfield, Isaac Hayes ou bien Barry White. La première partie de la soirée fut une surprise de taille. Les Nantais Adjoci (chanteuse) et Davido (instruments) ont présenté leur nouveau projet intitulé Quasar. Entre la soul psychédélique et le hip hop, l’irrésistible diva semble appartenir à la famille des Jill Scott et des Erykah Badu. Une affaire à suivre… BLM
www.myspace.com/mayerhawthorne
www.olympic.asso.fr
photo : http://tvphoto.tumblr.com
Le 30 I 04 I 10
Le Vip
Saint-Nazaire
La musique nordique contemporaine s’émancipe depuis plusieurs années, et cela commence à s’entendre ! Les Danois du groupe Efterklang n’échappent pas à la règle... Avec en bonus, une générosité radieuse et sincère. Difficile de classer leur musique, même si l’indie-pop reste leur terrain de jeu de prédilection. Pendant près d’une heure et demi, le VIP et son public furent littéralement transportés. La joyeuse bande a proposé un set lumineux et vivant, nous rappelant au passage la capacité de la musique à déplacer l’esprit et les corps ! Casper Clausen, le leader percussionniste-chanteur au look décalé et à la voix éthérée, s’est entouré de musiciens de talents jouant le jeu des harmonies vocales légères et aériennes, parfaitement assumées en live. Succession de rythmiques parfois complexes, de nappes de cordes et de cuivres, claquements de mains, métissage de l’électronique et de l’acoustique, envolées mélodiques et instrumentales... Les filiations musicales ne manquent pas ; de Grizzly Bear pour les arrangements en passant par Arcade Fire pour l’énergie collective communicative. Lors des rappels, Slaraffenland (l’excellente première partie) a rejoint Efterklang pour partager deux titres. Un instant précieux où la magie opère à nouveau. On s’en souviendra ! JN
www.myspace.com/efterklang
www.les-escales.com
Le 12 I 04 I 10
Le fanal-Théâtre Jean Bart
Saint-Nazaire
Ce spectacle ne rentre pas dans la catégorie « lourd en concepts, en sous-entendus sociaux qui vont peut-être m’échapper et me faire passer pour une nullité dans les discussions d’après spectacle ». Si on a les dispositions nécessaires pour le rire, c’est un vrai moment de bonheur offert par le metteur en scène Jean Boillot et ses trois comparses sur scène dans l’adaptation de la comédie misogyne d’Armando Llamas. Isabelle Royanette fait vivre à elle seule, avec beaucoup de drôlerie, un vieux casting hollywoodien : Gina Lollobrigida dans le rôle de la nympho, Veronica Evans débarquée sur une « île subantarctique » et les huit interprètes masculins (Peter Falk, William Holden) dans le rôle des savants de la base météo attachés à leur monde de mecs. Noyée, ligotée à des fusées, Veronica revient toujours sous des apparences inattendues (chien de traîneau, E.T) Philippe Lardaud, avec ses bruitages et ses mimiques apporte, une folie à la Tex Avery, quant à Jean-Christophe Quenon, préposé à la voix-off et à la musique, il crée, avec sa voix chaude et ses synthés, un univers cool et décalé. Si le dégel de la banquise ressemble à cela, l’apocalypse promet d’être joyeuse. PF
Le 5 I 04 I 10
Le fanal
Saint-Nazaire
Présentée au Théâtre Jean-Bart, L’Augmentation est une pièce de George Pérec publiée posthume, en 2008, sous le titre complet L’art et la manière d’aborder son chef de service pour lui demander une augmentation, intitulé vertigineux qui résume parfaitement l’intrigue. L’Augmentation est un exercice de style marqué par l’esprit du Nouveau Roman qui donne à la réalité désincarnée d’un lieu de travail une dimension esthétique d’une modernité absolue. Ni le nom des deux protagonistes, ni leur fonction ne sont évoqués, et l’objet unique de leur conversation concerne une augmentation de salaire que l’un et l’autre désirent par-dessus tout obtenir. Les deux acteurs sont absolument magistraux, maîtrisant à la perfection un texte complexe à appréhender. La mise en scène est créative dans la chorégraphie des personnages et les détails atemporels du décor donnent à la pièce une dimension fantastique, avec le dispositif des caméras de surveillance notamment, pour en faire un conte cruel et jubilatoire. TB
Le 8 I 01 I 10
Le Lieu Unique
Nantes
Ikué Mori , artiste japonaise iconoclaste fut l’invitée spéciale de ECHO))) initié par le Pannonica. Cette Icône de la scène alternative New Yorkaise jouait ce soir là au DIX, sur les hauts de la Butte Sainte Anne. Ambiance cabaret, petites tables et verres de vin.
Ikué Mori ouvre son ordi portable et son regard restera rivé sur un écran éclairant un visage concentré et impassible. Assis à même le sol, près d’elle, un compagnon de jeu, Itaru Oki, trompettiste précurseur du free-jazz et collectionneur de trompettes aux formes trompeuses : le free-jazz visite la musique électroacoustique. Ça fait du bien ! Parce que ça surprend, ils prennent tous les deux les risques des voies du hasard, de la musique improvisée. Par moments, c’est l’eau qui coule avec des milliers de particules comme dans les dessins d’Hokusaï, puis, c’est le cosmos, avec de drôles d’oiseaux, puis c’est une mare où les insectes susurrent ; en tout cas, on est ailleurs, on vole avec la mélodie luxuriante. Le public conquis était tout ouï. Parfois, c’est doux et ouaté, parfois ça dérange. Itaru écoute Ikué et inversement.
Une heure qui a dépaysé, très loin des concerts formatés et sans surprises : une bouffée d’air vivifiant. SM
Le 7 I 02 I 10
Le fanal
Saint-Nazaire
En clôturant la semaine Grands Froids, (qui mettait à l’honneur la culture scandinave) par une soirée cabaret free-jazz (et cinéma), le fanal entendait ne pas oublier les singularités et les richesses de l’avant-garde musicale nordique. Miko Innanen (saxophoniste) et Mika Kallio (batteur), deux musiciens libres et exigeants, ont proposé une heure et demi de musique improvisée des plus stimulantes. Quand ils ne jouent pas dans Gourmet ces deux-là sont capables d’un dialogue voyageur dont la beauté sonore est autant virile qu’intelligente, poétique que drôle. Une fusion épatante. Miko et Mika aiment s’attendre, se rejoindre et s’accompagner. Il faut se saisir de cette offrande spontanée et de ces humeurs sonores imprévues et partageuses. C’est ce free-jazz qui nous va bien et qui nous réchauffe. DD
Si la Folle Journée, la Compagnie Royale de Luxe ou la manifestation Estuaire ont dû étendre leurs formes le long d’un fleuve ou plus loin, en revanche les Nefs de Nantes restent attachées à leur île. On y rencontre son éléphant, ses machines, son manège, et une programmation culturelle qui ne cesse de se renouveler chaque année pour les petits et les grands.
Les nefs avaient fermé six semaines, le temps d’entretenir leur pachyderme qui marche énormément, et de préparer trois nouveaux embarquements qui seront proposés par la galerie.
Le Mérou à livarde : Il prend la place du crabe géant qui n’a pas pour autant disparu. Destiné à flotter à la surface des futurs Mondes Marins, il permettra d’embarquer cinq adultes ou enfants.
La Tortue-Girafe : Un animal imaginaire qui semble bien réel. Son long cou rapproche ses grands yeux de ses admirateurs… Il a été conçu pour porter deux passagers.
La Coque de Noix : Elle vient du pays des géants. Elle prendra place au dernier niveau du carroussel des Mondes Marins de la galerie et sera destinée aux tout petits.
Les Machines de l’ïle - Les Chantiers - Bd Léon Bureau à Nantes - Du mercredi 3 mars au mardi 9 avril : ouverture 5 jours/7 du mercredi au dimanche de 14h à 18h, 19h le week-end.
www.lesmachines-nantes.fr
Le 8 I 01 I 10
Le Lieu Unique
Nantes
On est attaché depuis plus de dix ans à la pop électronique de ce duo français. Habitué à faire glisser notre imaginaire en écoutant leurs disques ou en revoyant l’onirique et vénéneux Virgin Suicide de Sofia Coppola qu’ils ont si magnifiquement illustré, on avait pris notre billet pour leur concert au Lieu unique à Nantes, curieux de découvrir quelle musique les Versaillais allaient nous proposer en montant sur scène. La scène révèle l’artiste sans tricher. A jouer des claviers et des guitares (avec un batteur en plus), Air était statique sur le grand autel du LU, appliqué, bien peigné, tout vétu de blanc. Ils ont offert des tubes, plein de tubes. Mais sans grande adaptation pour la scène. Non, rien ne dépassait ni ne bousculait, pas de prise de risques, pas de changement de format. Les morceaux étaient, du coup, assez lisses, trop seuls, avec des vidéos nuageuses, trop modestes à nos yeux. L’intérêt résidera donc de les avoir vu en vrai et d’avoir réécouté ce que l’on connaissait déjà.
Le dernier morceau, en rappel plus que convenu, avait pourtant des airs de super bonus, plus allongé, supporté par une vidéo au graphisme plus fou. Mais c’était trop tard. A la sortie, quelqu’un parlait de filage avant le zénith. Hum… DD
www.lelieuunique.com
Le 10 I 01 I 10
Le fanal
Saint-Nazaire
« Etrangement singuliers » était le premier temps fort du Fanal en 2010. Il a permis de découvrir Jeanne Mordoj et son hommage rendu au mythe de la femme à barbe. Enchaînant à sa manière fantaisiste divers numéros d’adresse, de contorsions et de ventriloquie, cette talentueuse jeune femme a d’abord su provoquer la joie spontanée des spectateurs devant sa maîtrise des arts du cirque. Le glissement d’un jaune d’œuf sur toute l’étendue de son corps a beaucoup marqué les esprits et va sans doute générer quelques salissantes répétitions dans les cuisines nazarairiennes. Évidemment, il ne s’agissait pas que de cela : la mise en scène, que l’on doit à Pierre Meunier, permettait d’y retrouver son univers de mots évoquant pêle-mêle, l’identité sexuelle, l’enfouissement, mais aussi son univers fantastique de machines comme ce chœur cocasse de crânes de blaireaux et de béliers. Seuls les textes des numéros de ventriloquie manquaient de relief mais, c’est un peu faire la fine bouche tant cet après-midi pileux était bien venu au cœur d’un dimanche d’hiver. PF
www.lefanal.fr
Le 10 I 11 I 09
Le Zénith
Nantes
Le 31 I 10 I 09
Le LiFE
Saint-Nazaire
Mad Sheer Khan c’est la « Tradition Avant-garde » : transposer des instruments traditionnels en les déclarants dans une autre culture. Retour à l’énergie primale du rock avec une Dilruba, des percus africaines et un harmonium. Mad puise dans ses origines afro-asiatiques pour en tirer subtilité, puissance, mélodies et rythmes sur lesquelles il pose sa voix si exceptionnelle. Immigration musicale réussie à en juger l’enthousiasme de l’assistance..
vendredi 20/11 I Le Vip I Saint-Nazaire
www.myspace.com/madsheerkhan
www.myspace.com/inlandrops
www.les-escales.com
Après plus de 400 concerts en moins de 7ans d’existence, les bosniaques Nedim Cisic (machines & guitares) et Andrijan Zovko (machines) ont eu le temps de prouver le talent et l’efficacité des « hommes de laine » (Vuneny). Quelque part entre l’électro-core et la pop-évolutive, le duo a su offrir quelque chose de nouveau au paysage musical actuel, témoignant d’une volonté d’avancer au sein d’une musique presque dépourvue d’optimisme. Les Balkans n’ont pas encore livrés tous leurs secrets.
jeudi 19/11 I Le Vip I Saint-Nazaire
www.myspace.com/vuneny
www.myspace.com/inlandrops
www.les-escales.com
Le Brestois d’origine marocaine était deux soirs durant sur Saint-Nazaire, invité à joué avec son quartet à l’Appart vendredi et au Base bar samedi. Deux concerts au carrefour du groove, du jazz et de l’électro, avec un chanteur ultra doué qui slamme, scatte et chatte sur des morceaux indomptables. Si Naab est aussi doué de poésie, il est également un dandy super classe qui passe son temps à faire fusionner les styles et les cultures pour nous inciter à faire bouillir le dancefloor. Sa voix de velours et ses déhanchements torrides ont fait rougir toutes les demoiselles qui s’étaient déplacés, faisant aussi pâlir de jalousie leurs compagnons.
www.myspace.com/naabmusic
www.myspace.com/basebaralveole9
www.lappart44.com
Photo : www.myspace.com/inlandrops www.myspace.com/inlandrops
Samedi soir, Yves Jamait n’est pas passé au Quai des Arts par hasard…Dans un décor théâtral et devant une salle comble, l’homme à la casquette de gavroche a joué avec les mots pour conter ses maux, ses rencontres et ses aventures de bistrot. Drôle et touchant à la fois, Jamait est un artiste au cœur aussi grand que son talent : entre chanson et comédie de boulevard, mais toujours avec beaucoup d’énergie et d’émotions, Jamait est généreux avec son public et son celui-ci le lui rend bien avec une vraie standing ovation. Chapeau l’artiste ! SL
Sam. 17 octobre, Quai des Arts, Pornichet.
www.quaidesarts-pornichet.fr
www.myspace.fr/jamait
Photo : www.sandrinelaporal.com
Trompettiste hors pair, Erik Truffaz est venu au VIP accompagné de Sly Johnson (Saïan Supa Crew) et de Philippe Garcia. Une discussion entre le cuivre d’Erik devenue voix, Sly devenu Beat Box Humain et la frappe puissante et précise d’un grand batteur. Véritable exploration sonore amenant des échanges inventifs. À musique impressionnante, public impressionné !
La soirée fut introduite par l’excellent trio du joueur de oud Smadj puis clôturée par l’ex-nazairienne exilée depuis peu à Londres Dajla. Une soirée forte en métissage pour une programmation de grande qualité. JC
Vendredi 16 Octobre au VIP, salle des musiques actuelles de Saint-Nazaire.
www.les-escales.com
www.myspace.com/jeanpierresmadj
www.myspace.com/dajla
www.myspace.com/truffaz
Photo : www.myspace.com/inlandrops
Un jeudi dédié à la musique brutale sur la mezzanine du VIP. The Intravenous ouvre le bal . Son ennuyeux, prestation scénique beaucoup trop plate, il leur faudra encore bosser avant d’arriver à l’aisance d’Hoperckut. Pour ce dernier, rien à redire, si ce n’est que la scène était trop étroite pour les musiciens comme pour les fans du genre. Danse violente sur son bien lourd et rythmé. Hoperckut persiste et signe : ça crache ! JC.
Jeudi 15 octobre au Vip, salle des musiques actuelles de Saint-Nazaire.
www.les-escales.com
www.myspace.com/hoperckut
www.myspace.com/theintravenous
photo : www.myspace.com/inlandrops
Encore un succès incroyable pour cette affiche des Irréductibles du Lycée Aristide Briand qui annonçait complet avant l’ouverture des portes du Vip samedi soir. Une année de plus pour un concert « salade » d’une grande qualité. Cordes, rythmiques, cuivres, solistes et chorales étaient réunis sur scène pour plus de deux heures de musique.
Le 26 I 09 I 09
Place de l’Amérique Latine
Saint-Nazaire
Et si cette «Autre idée du monde» était dictée par la jeunesse, le sport, la musique et la danse ? Et si construire un skate park place de l’Amérique Latine serait l’idée géniale que la ville de Saint-Nazaire suivra après la réussite du festival Street Session ? Et si ce n’était qu’un rêve ?
Organisée par la ville et ses acteurs culturels, avec toujours le suivi de l’association nantaise Cité Monde, experte dans les cultures urbaines, la manifestation d’un jour positionne désormais les skateurs et leurs potes sur la place. Ils étaient des centaines, tous prêts à se frotter à la ville, à user de ses formes et à tester l’asphalte avec une planche ou des baskets. Il dansaient le hip hop, roulaient en skateboards, en rollers ou en BMX, se montraient libres à évoluer sur les rampes et les modules installés pour eux, en plein centre d’un quartier, celui de Ville-port. Un moment de pratiques et de spectacles, avec des clins d’œil, des sauts dans le vide, des battles d’amis (avec la fausse Cadillac à gagner), le mix du DJ et la tchatche du MC. On oubliait un instant les murs d’une base sous-marine dont le vieux béton collait cette fois à un événement tourné vers le futur. On allait d’ailleurs se poser dans le salon du LiFE, pour visionner les magnifiques vidéos des chorégraphies du brésilien Bruno Beltrào. Top. David Daunis
Le 16 I 09 I 09
Galerie des Franciscains
Saint-Nazaire
De nature à nous imposer une certaine discipline, en concert, la musique de chambre impose de ne pas trop gesticuler. On la considère évidemment parfois bien plus sérieuse que des musiques voisines comme le jazz, la chanson ou le rock souvent plus courtisées par le public à l’oreille adolescente. On notera en revanche que rares sont les enfants insensibles à un Pierre, ou à un loup bien méchant, mis en musique par Prokovief.
Le festival de musique de chambre de Saint-Nazaire «Consonances» s’applique à programmer chaque année un spectacle musical pour les petits. Une transmission qui trouve sa valeur sur une petite heure de conte en la compagnie d’une flûte, d’un violon ou de percussions. Cette année on leur a proposé Le petit Tailleur, un récit des frères Grimm sur une musique de Tibor Harsanyi. Une histoire simple et courte, illustrée et ponctuée par de la musique vivante, introduite par dix minutes pédagogiques. Les mômes n’ont pas trop bronché, plutôt attentifs à la musique, amusés de se savoir devant de la grande musique.
D. Daunis
Le festival de musique de chambre de Saint-Nazaire «Consonances» s’applique à programmer chaque année un spectacle musical pour les petits. Une transmission qui trouve sa valeur sur une petite heure de conte en la compagnie d’une flûte, d’un violon ou de percussions. Cette année on leur a proposé Le petit Tailleur, un récit des frères Grimm sur une musique de Tibor Harsanyi. Une histoire simple et courte, illustrée et ponctuée par de la musique vivante, introduite par dix minutes pédagogiques. Les mômes n’ont pas trop bronché, plutôt attentifs à la musique, amusés de se savoir devant de la grande musique.
D. Daunis
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