SARL POPAMINE
10 passage Jean Jaurès
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Maman, t'avais 20 ans pendant le "Summer of Love"
Je sais que tu goûtais les Beatles mais que tu te régalais des Stones. Tu savais bien que loin d'ici, en Californie, il se passait un truc. Une vague pop déferlait sur des gens de ton âge qui avait les fleurs pour emblème mais ne rechignait à consommer du chimique. De cette vague, il faut bien admettre que dans l'estuaire, tu n'as capté que des éclaboussures. La vitesse du son n'était pas celle d'aujourd'hui et tu piaffais d'impatience d'entendre enfin celui qui, paraît-il avait mis le feu à sa guitare à un concert. D'ailleurs, ce n'était pas un concert mais un festival, un concept nouveau où sur plusieurs jours, au même endroit on réunit plusieurs groupes. A Monterey, en 67, l'affiche est maintenant celle d'une compilation : Joplin, Simon & Garfunkel, Jefferson Airplane, The Who… Tu te disais que ce serait bien d'avoir un festival par ici. Quarante ans plus tard, quand tu lis ces guides des festivals, tu te dis que tu as été exaucée. Et ceux de Monterey qui aimaient Ravi Shankar, tu crois pas qu'ils ont ouvert la voie de la world music ? Finalement, quand tu vas aux Escales, t'as pas l'impression que ce festival est un des petits de Monterey ? Tu dis, « oui mais c'est pas pareil, j'ai plus 20 ans ». Mais on s'en fout, non ?
Chine Dandelion
Chine Dandelion
Walls
[IN FINE] ELECTRO
Affilié à une scène electronica allemande souvent raillée pour son manque d'originalité, Apparat prouve qu'il sait faire autre chose qu'aligner boucles et bleeps tordus avec son laptop. Tout au contraire, Walls est un manifeste d'éclectisme, une pure merveille qui mélange sans se perdre l'électro, la pop et les arrangements de cordes les plus aboutis. Plein de maîtrise dans des envolées quasi symphoniques "Useless Information", Sascha Ring est aussi capable d'ouvrir de nouvelles perspectives à l'électro-organique mélodique, mélancolique et magnifique comme sur Headup, d'une évidence absolument entêtante qui rappelle le meilleur de The Notwist. Apparat réalise l'album que l'on attend plus de Massive Attack, une électronique innovante qui parle autant aux cœurs qu'aux corps. CT
[IN FINE] ELECTRO
Affilié à une scène electronica allemande souvent raillée pour son manque d'originalité, Apparat prouve qu'il sait faire autre chose qu'aligner boucles et bleeps tordus avec son laptop. Tout au contraire, Walls est un manifeste d'éclectisme, une pure merveille qui mélange sans se perdre l'électro, la pop et les arrangements de cordes les plus aboutis. Plein de maîtrise dans des envolées quasi symphoniques "Useless Information", Sascha Ring est aussi capable d'ouvrir de nouvelles perspectives à l'électro-organique mélodique, mélancolique et magnifique comme sur Headup, d'une évidence absolument entêtante qui rappelle le meilleur de The Notwist. Apparat réalise l'album que l'on attend plus de Massive Attack, une électronique innovante qui parle autant aux cœurs qu'aux corps. CT
The Mix-up
[CAPITOL/EMI]
Que faut il attendre d'un groupe qui n'a plus rien à prouver ? Qu'il se réinvente encore? Allez dire ça à Keith «Coconut» Richards! Fort heureusement, les Beastie Boys font partie de cette minorité. Groupe cosmopolite par excellence (débuts hardcore, coup de foudre hip-hop, vêtements mods, etc), il sort ce deuxième album instrumental de sa carrière. Tout en claviers sixties (tenus par Money Mark), rythmes latins et incartades dub, en gardant une patte caractéristique, les trois (plus trop) blanc-becs nous embarquent dans leur univers bricolo, urbain, toujours original. On disait du Cave (joué par Jean Gabin) que «tout le monde retirait son chapeau rien qu'en entendant son blaze». Eh bien, les Beastie Boys, c'est un peu ça. BA
[CAPITOL/EMI]
Que faut il attendre d'un groupe qui n'a plus rien à prouver ? Qu'il se réinvente encore? Allez dire ça à Keith «Coconut» Richards! Fort heureusement, les Beastie Boys font partie de cette minorité. Groupe cosmopolite par excellence (débuts hardcore, coup de foudre hip-hop, vêtements mods, etc), il sort ce deuxième album instrumental de sa carrière. Tout en claviers sixties (tenus par Money Mark), rythmes latins et incartades dub, en gardant une patte caractéristique, les trois (plus trop) blanc-becs nous embarquent dans leur univers bricolo, urbain, toujours original. On disait du Cave (joué par Jean Gabin) que «tout le monde retirait son chapeau rien qu'en entendant son blaze». Eh bien, les Beastie Boys, c'est un peu ça. BA
http://www.myspace.com/beastieboys
http://www.beastieboys.com/
Eat me, Drink me
[INTERSCOPE RECORDS] ROCK
Un pure délice. Romantique, déroutant, Manson nous surprend avec un album incomparable au flop de Golden Age Of Grotesque. Ici, des sonnorités pop rock des plus prononcées sur Heart-Shaped Glasses, des solos de gratte plus complexes, et des riffs plus légers. Ce dernier opus est original, riche en influences diverses, marquant le retour de MM. Plus de liberté, quelques morceaux font écho à l'atmosphère sombre et sensuelle de Mechanical animals. Eat me drink me, titre éponyme de l'album nous rappel Nine Inch Nails. Provocateur, il entre dans la lignée onirique d'Antichrist superstar ou Holy Wood... Prêts à partir en vacances avec ce grand dur au cœur tendre qui terrorise l'Amérique et fascine le monde par son talent ? VJ
[INTERSCOPE RECORDS] ROCK
Un pure délice. Romantique, déroutant, Manson nous surprend avec un album incomparable au flop de Golden Age Of Grotesque. Ici, des sonnorités pop rock des plus prononcées sur Heart-Shaped Glasses, des solos de gratte plus complexes, et des riffs plus légers. Ce dernier opus est original, riche en influences diverses, marquant le retour de MM. Plus de liberté, quelques morceaux font écho à l'atmosphère sombre et sensuelle de Mechanical animals. Eat me drink me, titre éponyme de l'album nous rappel Nine Inch Nails. Provocateur, il entre dans la lignée onirique d'Antichrist superstar ou Holy Wood... Prêts à partir en vacances avec ce grand dur au cœur tendre qui terrorise l'Amérique et fascine le monde par son talent ? VJ
http://www.myspace.com/marilynmanson
http://www.mansonlegion.com/legion.htm
Dès la sortie de leur premier album, Bang Bang Rock&Roll, on sentait qu'Art Brut était un peu en marge du lobby post-punk de l'époque, car moins de 50% des membres du groupe porte une cravate et aucun ne connaît Hedi Slimane. Mais c'est surtout par leurs albums qu'Art Brut se distingue. le chanteur, en particulier, a su transformer un défaut en atout : les limites de sa voix. Eddie Argos scande plus qu'il ne chante, et sa prose est franchement hilarante, bien plus subtile qu'il n'y parait. On se marre souvent et on a surtout une folle envie de sauter partout, alors, à part si le disque est imbibé de gaz hilarant, on jurerait que ce groupe a du talent. Loin du gris des années 80 ou de l'envie de délivrer un quelconque message, Art Brut est insouciant, et fier de l'être. BA
Discrètement distribué pour le moment, Hugues Pluviôse reste l'un des secrets les mieux gardés de la scène locale. Sauf improbable déclic, 12 chansons-lucioles ne devrait pas changer la donne. Pourtant on y retrouve le musicien visant haut sans craindre le vertige, pour un début d'album presque parfait et son diptyque "Pas quatre mains-Les hommes libres" aux belles enluminures rock et mélancoliques. La suite comporte quelques déceptions – le sautillant Hollow laugh et son anglais approximatif - et si le Nantais n'a toujours pas abandonné ses petits tics de phrasé emphatique qui réussissent quelquefois à énerver ("L'idiot"), ces quelques défauts mineurs ne suffisent pas à gâcher une écriture qui, souvent proche d'un Gérard Manset, réussit sans complexe à soutenir la comparaison. CT
http://www.myspace.com/huguespluviose
http://www.huguespluviose.fr/site/Actualites.html
Haletant et clair-obscur, le Ciel de fête d'Alexandre Varlet est moins illuminé par les feux d'artifice que par les éclairs d'un orage qui semble guetter. Dès l'instrumental qui ouvre l'album – Le lit de la rivière et ses arpèges menaçants de guitares légèrement saturées – le Rochelais parvient à installer un climat lourd, faisant doucement monter une tension qui ne redescendra que rarement. Dans son tout nouveau costume de rockeur sombre mais rayonnant, Varlet délaisse donc le ventre mou de la chanson française pour réconcilier influences cold wave, urgence pop et écriture subtile. Sous ce Ciel de fête, on se laisse emporter par quelques perles gentiment vénéneuses comme le sublime "Mes Yeux", sorte de "Making Plans for Nigel français". Ou XTC en Charente Maritime. CT
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