Une année en 8, on n'y coupe pas. Le retour sur un certain mois de mai et plus généralement une fin de décennie qui a changé la société s'impose dans les médias. Les mêmes images en noir et blanc reviennent, les pavés, la philosophie et la poésie sur les banderoles et une jeunesse qui défile et se rêve autrement. L'incarnation de cet « autrement » était le courant hippie qui défendait entre autres, les produits bio, le recyclage, les énergies renouvelables tout en ayant l'honnêteté de dire que des cultures anciennes l'avaient fait avant eux. Il faut bien l'admettre, tout ce qu'on prône aujourd'hui pour sauver la planète vient de ce mouvement, c'est-à-dire de la « marge », de la contre-culture. Celle qui écoutait The Grateful Dead, Dylan ou Hendrix, des artistes qui mettaient leur époque en musique : « Street fighting man » des Rolling Stones, « What's going on » de Marvin Gaye. Mais les militants ne devaient pas s'y tromper, un artiste n'est pas un politique. Du reste, Dylan lui-même avoue qu'il n'a jamais voulu être un leader générationnel, que son but était juste de vivre peinard en famille et de faire de la musique. D'ailleurs, l'histoire montre que l'album de cette génération, Sergent Pepper lonely hearts club band n'a ni mis fin à la guerre du Vietnam, ni changé le monde.
Chine Dandelion
Dessin : Manukotino www.leblogdebeton.blogspot.com/
Chine Dandelion
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Excellente initiative que celle de l'association brevinoise Pure Sun Shine qui propose de varier les plaisirs le temps d'une soirée. De la danse folklorique, de la chanson avec Manu Baudouin, de l'électro avec les Rennais de The Georges Habitbol Brothers, pour finir sur une création live électronique du trio Budget au profit de l'exploration sonore et vidéo. Un moyen-métrage anglais, "The Normality Issue", clotûrera ce mi-festival.
> le 4 avril à l'Etoile de Jade à Saint-Brevin
> le 4 avril à l'Etoile de Jade à Saint-Brevin
Les Swamp Cats (Chats du Marais) ont l'habitude de mouiller leurs poils à chacun de leur concert. Ces cinq garçons de la presqu'île ont appris la musique sur le tas pour réunir finalement une formation contrebasse, batterie, guitares et chant qui fait la part belle aux classiques du rock'n roll des années 50. Du rockabilly à la country, d'Elvis à Jamy Barnette, c'est du "revival" au programme.
>le 5 avril au paddock au Pouliguen
>http://lepaddock.blogparty.fr
>le 5 avril au paddock au Pouliguen
>http://lepaddock.blogparty.fr
Duo Tras joue peu, trop peu pour les connaisseurs qui parlent de cette paire de musiciens comme hors du commun. Dominique Bénété à la contrebasse, et Bernat Combi (photo) au chant traditionnel limousin (mais aussi l'accordéon, percussions…) revendiquent leur musique comme de la radicale poésie. Comme on dit aussi, "Bernat Combi est un ovni, sans doute le seul punk rural encore en activité".
>le 10 avril au fanal à Saint-Nazaire
>www.duotras.fr
>le 10 avril au fanal à Saint-Nazaire
>www.duotras.fr
Le LiFE ouvre ses portes en deux temps. Un début de soirée avec deux œuvres de choix, deux performances live, l'une après l'autre. Une première pièce du Brésilien Frederico Paredes et une seconde (photo) du Sud-africain Robyn Orlin. Puis, la soirée continuera avec six DJs : Myako, Downtown A.C, Microthol, Dasha Ruch, Pedro Pinto et Stalker qui auront pour missions de faire bouillir le dance floor jusqu'à l'heure des croissants chauds.
>le 11 avril au LiFE à Saint-Nazaire
>www.lelife.org
>le 11 avril au LiFE à Saint-Nazaire
>www.lelife.org
Cernunos est un groupe qui devrait enchanter les mélomanes sensibles aux musiques du monde. Ce quartet composé de Louis-Marie Seveno (ex violoniste de Tri Yann), Jean-Luc Chevalier (ex-guitariste de Magma), Hiar Raoanaivo (percussions) et Emeric Chevalier (basse), joue une musique aux confluents du Gange, de la Loire et du Niger, sur des thèmes personnels et enracinés, faisant place à l'improvisation. Par leur besoin vital de musique, ils ont trouvé la couleur idéale du métissage…
>le 11 avril au bar Le Centre à Saint-Marc-sur-Mer
>le 11 avril au bar Le Centre à Saint-Marc-sur-Mer
La bonne idée d'inviter des fanfares à faire résonner leurs cuivres et leurs percussions dans les rues de la ville, vient du service animation de Saint-Nazaire. La fanfare est synonyme de partage collectif et de fête colorée. Elle s'ouvre à la déambulation pour les petits et les grands. Après celle de Joe Bithume en mars c'est la batterie fanfare La Jeanne D'arc de Peillac (commune de campagne jumelée avec Saint-Nazaire) avec ses trente-cinq musiciens et son souffle champêtre qui virevolteront dans le centre.
>le 12 avril dans le centre ville de Saint-Nazaire
>le 12 avril dans le centre ville de Saint-Nazaire
conte musical, médiathèque, guérande, samuel beckett
Une histoire d'amour qui sent bon l'estuaire et les rives de Nantes. Lola est une femme des quais. Elle dit sur les marins et sur "Baco pour qui elle invente des histoires de mers et de sirènes. Baco, ce jeune marin qui, parti loin, reviendra à Nantes les coffres chargés d'or, et l'âme chavirée par la peur du naufrage…" Anne-Gaëlle Gauducheau (photo) est la conteuse, accompagnée de Dominique Galland à l'accordéon diatonique. Un beau spectacle pour les petits à partir de 8 ans.
>le 16 avril à la médiathèque de Guérande
>le 16 avril à la médiathèque de Guérande
C'est un compagnonnage de trois ans que Tinariwen a signé avec le Vip, un lieu de résidence que les Maliens ont décidé de privilégier pour prolonger le développement de leur projet scénique. Après cette longue répétition les bluesmen touaregs présenteront sur scène, et en avant première internationale, un spectacle musical illustré de vidéos et de photos rapportées du Mali par Nadia, la chanteuse de Lo'Jo. Avec cette nouvelle création, le blues rock des sables de Tinariwen, avec ses voix enivrantes et ses guitares électriques, devrait encore faire événement sur la région.
>le 26 avril au Vip à Saint-Nazaire
>www.tinariwen.artistes.universalmusic.fr..
>le 26 avril au Vip à Saint-Nazaire
>www.tinariwen.artistes.universalmusic.fr..
Au temps où les Red Hot étaient au top, Fishbone, le groupe mythique de funk-punk fusion balançait déjà son arête de poison sur toutes les scènes internationales (une pensée pour FFF nos ambassadeurs de cette fusion dont on était super fier..). Une carrière de 20 ans pour ces furieux (parfois seize sur scène), avec toujours au micro, Angelo (photo), leur chanteur incroyablement charismatique. Fans de rock, de jazz-funk et de ska à la sauce califonnienne, ce rendez-vous sera sûrement grand.
>le 29 avril au Vip à Saint-Nazaire
>www.myspace.com/fishboneisredhot
>le 29 avril au Vip à Saint-Nazaire
>www.myspace.com/fishboneisredhot
Alopecia
[ANTICON/DIFFER-ANT] INDIE FOLK
Ce qui retient l'attention dès la première écoute, c'est cette voix, qui ressemble à celle des... Killers. Oui oui, vraiment ! En plus nasillarde et scandée quand même, mais la ressemblance est troublante sur les titres les plus pop («The Hollows»). Cette voix tape un peu sur le système, du fait de ses limites. L'ensemble forme une sorte de pop au peyotl comme sait le faire Animal Collective, entre autres. La production est réussie, atmosphérique sans être trop floue. Tout ça fait penser à du hip-hop ralenti dans une ambiance très «Mister Kite», empreint d'une religiosité hallucinée, comme si les membres du groupe avaient décidé de convertir tous les bouffeurs de buvards à leur divinités lysergiques. Un peu tard, diront certains. Mais après tout, pourquoi pas maintenant? Et surtout, pourquoi pas WHY? BA
www.myspace.com /whyanticon /whyanticon
[ANTICON/DIFFER-ANT] INDIE FOLK
Ce qui retient l'attention dès la première écoute, c'est cette voix, qui ressemble à celle des... Killers. Oui oui, vraiment ! En plus nasillarde et scandée quand même, mais la ressemblance est troublante sur les titres les plus pop («The Hollows»). Cette voix tape un peu sur le système, du fait de ses limites. L'ensemble forme une sorte de pop au peyotl comme sait le faire Animal Collective, entre autres. La production est réussie, atmosphérique sans être trop floue. Tout ça fait penser à du hip-hop ralenti dans une ambiance très «Mister Kite», empreint d'une religiosité hallucinée, comme si les membres du groupe avaient décidé de convertir tous les bouffeurs de buvards à leur divinités lysergiques. Un peu tard, diront certains. Mais après tout, pourquoi pas maintenant? Et surtout, pourquoi pas WHY? BA
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Stainless Style
[LEX REC. /DIFFER-ANT]ELECTRO
Probablement le projet électro le plus kitsch de l'année ! Les sons de The cars (you might think ?!) ou d'autres illustres représentants de la scène eighties se rappellent soudainement à notre mémoire ! Les deux producteurs californiens nous livrent ici, avec une aisance déconcertante, une musique d'un autre temps et pourtant ultra-tendance ! Leur capacité à jouer avec les lignes et à toucher du doigt le mauvais goût sans pour autant jamais l'atteindre, est remarquable dans ce sens. Comme par magie, les titres pop-rock, électro et hip-hop made in 80 s'enchaînent sans temps mort. Un exercice de style miraculeusement réussi, quasi de l'ordre de la performance, qui mérite notre plus grand respect, ne serait-ce que pour le sublime "I lust you". Une invitation à revisiter notre adolescence perdue pour les quadras que nous sommes en passe de devenir ! H de la C
www.myspace.com/neonx2
[LEX REC. /DIFFER-ANT]ELECTRO
Probablement le projet électro le plus kitsch de l'année ! Les sons de The cars (you might think ?!) ou d'autres illustres représentants de la scène eighties se rappellent soudainement à notre mémoire ! Les deux producteurs californiens nous livrent ici, avec une aisance déconcertante, une musique d'un autre temps et pourtant ultra-tendance ! Leur capacité à jouer avec les lignes et à toucher du doigt le mauvais goût sans pour autant jamais l'atteindre, est remarquable dans ce sens. Comme par magie, les titres pop-rock, électro et hip-hop made in 80 s'enchaînent sans temps mort. Un exercice de style miraculeusement réussi, quasi de l'ordre de la performance, qui mérite notre plus grand respect, ne serait-ce que pour le sublime "I lust you". Une invitation à revisiter notre adolescence perdue pour les quadras que nous sommes en passe de devenir ! H de la C
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Baloons
[TRANSGRESSIVE] ROCK
Depuis le Tim Henman circa 2004, on n'avait pas vu Anglais aussi à l'aise sur terre battue. En ouvrant leur premier album par une chanson entièrement dédiée à Roland Garros (The French Open), Foals replace l'Angleterre sur l'échiquier du tennis mondial et rappelle aux nostalgiques de 1983 que la fusion entre groove africain et jeu ouvertement porté sur l'attaque peut faire des étincelles. Percussions tribales, guitares jouées au-dessus de la douzième frette, pas d'accord mais quelques accents afrobeat, les cinq gandins d'Oxford enflamment autant les pistes de danse que la légendaire surface ocre parisienne. Leur formule, alliance unique entre l'énergie post-punk de The Rapture (Cassius) et le
math-rock cérébral de Battles, leur permet d'envisager le meilleur pour 2008. Le Grand Chelem ? CT
www.myspace.com/foals
[TRANSGRESSIVE] ROCK
Depuis le Tim Henman circa 2004, on n'avait pas vu Anglais aussi à l'aise sur terre battue. En ouvrant leur premier album par une chanson entièrement dédiée à Roland Garros (The French Open), Foals replace l'Angleterre sur l'échiquier du tennis mondial et rappelle aux nostalgiques de 1983 que la fusion entre groove africain et jeu ouvertement porté sur l'attaque peut faire des étincelles. Percussions tribales, guitares jouées au-dessus de la douzième frette, pas d'accord mais quelques accents afrobeat, les cinq gandins d'Oxford enflamment autant les pistes de danse que la légendaire surface ocre parisienne. Leur formule, alliance unique entre l'énergie post-punk de The Rapture (Cassius) et le
math-rock cérébral de Battles, leur permet d'envisager le meilleur pour 2008. Le Grand Chelem ? CT
www.myspace.com/foals
Rockferry
[AZ / UNIVERS.] SOUL
Les paters qui ondulaient sur Little Eva ou Dionne Warwick en frôlant maman pourraient bien se réveiller. Ils ressortiront les pantal' cigarettes et les mocassins en cuir et devraient se lover grave sur l'album de Duffy. La Galloise arrive en grandes pompes en secouant le poste avec une belle série de morceaux romantico-groovy aux influences soul pop des années 70. Si la métissée et déjantéé Amy whinehouse trouve le succès avec ses facéties punkies, Duffy la joue davantage dans la cour des blondes classieuses, avec de vrais atouts. La voix d'abord, nasillarde et sexy, qui gratte toujours en fin de phrase. Et puis le swing, dans le corps et l'esprit, avec ce rythme inné et sans tricherie qu'elle glisse sur la musique bien faite du guitariste Bernard Butler. Ça sonne vintage, ça fait du bien, c'est tout. DD
www.myspace.com/duffymyspace
[AZ / UNIVERS.] SOUL
Les paters qui ondulaient sur Little Eva ou Dionne Warwick en frôlant maman pourraient bien se réveiller. Ils ressortiront les pantal' cigarettes et les mocassins en cuir et devraient se lover grave sur l'album de Duffy. La Galloise arrive en grandes pompes en secouant le poste avec une belle série de morceaux romantico-groovy aux influences soul pop des années 70. Si la métissée et déjantéé Amy whinehouse trouve le succès avec ses facéties punkies, Duffy la joue davantage dans la cour des blondes classieuses, avec de vrais atouts. La voix d'abord, nasillarde et sexy, qui gratte toujours en fin de phrase. Et puis le swing, dans le corps et l'esprit, avec ce rythme inné et sans tricherie qu'elle glisse sur la musique bien faite du guitariste Bernard Butler. Ça sonne vintage, ça fait du bien, c'est tout. DD
www.myspace.com/duffymyspace
Minight Boon
[DOMINO / PIAS] ROCK
La théâtralisation des Kills sur scène peut agacer, d'autant plus qu'ils sont aimés par les mannequins (Jamie Hince s'est acoquiné avec «Cocaïne» Kate Moss), les stylistes et les rockeurs de 16 ans avec des perfectos achetés par papa-maman, qui en parlent avec des étoiles dans les yeux, les décrivant avec cette expression mi-sérieuse, mi-admirative, comme «dangereux». Cracher sur cet album aurait alors été un plaisir sincère, rien que par pur esprit de contradiction. Mais voilà, les Kills sont chiants : leur rock noisy sado-minimaliste est foutrement (c'est le mot) bien foutu: une production d'un grand soin, un son de guitare à se damner, des chansons, et cette tension... On dirait que les Kills ont vraiment quelque chose de... dangereux. Merde, le mot interdit. C'est grave docteur ? BA
www.myspace.com/ thekills
[DOMINO / PIAS] ROCK
La théâtralisation des Kills sur scène peut agacer, d'autant plus qu'ils sont aimés par les mannequins (Jamie Hince s'est acoquiné avec «Cocaïne» Kate Moss), les stylistes et les rockeurs de 16 ans avec des perfectos achetés par papa-maman, qui en parlent avec des étoiles dans les yeux, les décrivant avec cette expression mi-sérieuse, mi-admirative, comme «dangereux». Cracher sur cet album aurait alors été un plaisir sincère, rien que par pur esprit de contradiction. Mais voilà, les Kills sont chiants : leur rock noisy sado-minimaliste est foutrement (c'est le mot) bien foutu: une production d'un grand soin, un son de guitare à se damner, des chansons, et cette tension... On dirait que les Kills ont vraiment quelque chose de... dangereux. Merde, le mot interdit. C'est grave docteur ? BA
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I want you
[TOT OU TARD] REPRISE LOVE
Plus sauvages que les I Love You, moins suppliants que les I Need You, les I Want You de l'histoire musicale déclinent autant le désir amoureux qu'une certaine animalité. Malins, The Wantones – nom mystérieux d'un groupe derrière lequel se cachent notamment JP Nataf ou Albin de la Simone – en ont du coup tiré un concept : réaliser un album constitué exclusivement de reprises du titre « I Want You », à l'origine interprétées par des artistes aussi variés que Dean Martin, Tom Waits ou encore Elvis Costello. Et ça fonctionne. The Wantones signent même l'une des meilleures chansons d'Adam Green sur leur reprise du mythique « I Want You » de Dylan (Blonde on Blonde), et remaquillent celui de Kiss avec les pinceaux de Captain Beefheart. I want you. Me too..CT
www.totoutard.com
[TOT OU TARD] REPRISE LOVE
Plus sauvages que les I Love You, moins suppliants que les I Need You, les I Want You de l'histoire musicale déclinent autant le désir amoureux qu'une certaine animalité. Malins, The Wantones – nom mystérieux d'un groupe derrière lequel se cachent notamment JP Nataf ou Albin de la Simone – en ont du coup tiré un concept : réaliser un album constitué exclusivement de reprises du titre « I Want You », à l'origine interprétées par des artistes aussi variés que Dean Martin, Tom Waits ou encore Elvis Costello. Et ça fonctionne. The Wantones signent même l'une des meilleures chansons d'Adam Green sur leur reprise du mythique « I Want You » de Dylan (Blonde on Blonde), et remaquillent celui de Kiss avec les pinceaux de Captain Beefheart. I want you. Me too..CT
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Aucun mal ne vous sera fait
[BARCLAY/UNIVERSAL] CHANSON
Le chanteur à problèmes, troubles sentimentaux et insomnies, est presque devenu un fonds de commerce pour l'industrie du disque. On se plaint, on gémit un peu, et le tour est joué. Avec son pathos qui sent le Jack Daniel's, Alister détonne et ausculte la France qui se couche tard, l'haleine chargée et le regard torve. Romances nerveuses et rencontres nocturnes, les chansons s'enchaînent ici entre immédiateté pop (« Qu'est-ce qu'on va faire de toi ? ») et ambiance piano-whisky (« Hier soir »), avec une certaine élégance lettrée et une bonne de dose de désinvolture, comme un descendant inquiétant de Jacques Dutronc et de Randy Newman. De quoi définitivement distinguer ce chanteur aussi acide et dédaigneux que mal coiffé de la cohorte de ses confrères, beaucoup trop propres sur eux. CT
www.myspace.com/alistermusic
[BARCLAY/UNIVERSAL] CHANSON
Le chanteur à problèmes, troubles sentimentaux et insomnies, est presque devenu un fonds de commerce pour l'industrie du disque. On se plaint, on gémit un peu, et le tour est joué. Avec son pathos qui sent le Jack Daniel's, Alister détonne et ausculte la France qui se couche tard, l'haleine chargée et le regard torve. Romances nerveuses et rencontres nocturnes, les chansons s'enchaînent ici entre immédiateté pop (« Qu'est-ce qu'on va faire de toi ? ») et ambiance piano-whisky (« Hier soir »), avec une certaine élégance lettrée et une bonne de dose de désinvolture, comme un descendant inquiétant de Jacques Dutronc et de Randy Newman. De quoi définitivement distinguer ce chanteur aussi acide et dédaigneux que mal coiffé de la cohorte de ses confrères, beaucoup trop propres sur eux. CT
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Responsable depuis un an du centre de ressources du Vip à Saint-Nazaire, Julien accueille tous ceux qui cherchent le bon conseil pour mieux organiser le spectacle ou mieux orienter sa carrière de musicien. Il répond à quelques questions afin de nous éclairer sur les raisons d'être d'un lieu situé au deuxième étage sans ascenseur de l'alvéole 14.
HP : Qu'est-ce que le centre d'informations et de ressources du Vip?
Julien Nicolas : Le Centre d'informations et de ressources propose différentes choses à tous ceux qui sont curieux et passionnés de musique qu'ils soient musiciens ou techniciens, organisateurs de spectacle, étudiants. Nous offrons sur place d'abord un fond documentaire à disposition de tous, avec des revues, des ouvrages autour du secteur des musiques actuelles. S'ajoute une borne d'écoute de CD d'artistes locaux et nationaux, ainsi qu'une base de données régionale de tous les acteurs liés au secteur. La deuxième mission concerne, pour les musiciens et les associations, l'accompagnement de projet qui varie selon les interlocuteurs. La troisième action est menée sous forme de débats réguliers aux sujets variés (une dizaine par an), et de la mise en place une fois par an d'une semaine thématique lié à la musique, toujours, en lien avec le réseau Tohu Bohu.
HP : Quels sont les personnes qui vous consulte le plus ?
JL : En majorité des associations de la région qui ont besoin de conseils pour l'organisation de soirées ou de leur festival. Il y a aussi beaucoup de jeunes qui viennent pour des questions d'orientation ou sur les formations possibles dans le secteur de la musique. Nous n'intervenons surtout pas en substitution de l'information transmise en milieu scolaire mais plutôt en complémentarité sur un secteur spécialisé. Un principe important est aussi à souligner. Il faut que nos visiteurs aient envie d'être accompagnés sans attendre d'être assistés. On fixe ici un cadre d'accompagnement en se fixant des limites, sachant que nous sommes aussi en relation avec d'autres structures capables de prendre le relais pour des questions pointues qui demandent une expertise poussée.
HP : Le centre d'information et de ressources est-il en lien avec les autres activités du Vip ?
JL : Il se positionne comme un complément des autres activités. En effet, le Vip, c'est trois pôle. La diffusion avec la salle de spectacle, la répétition et l'accompagnement en liaison aux studios de répèt', et le pôle de ressources. L'enjeu est que le Vip fasse dialoguer ses trois pôles. L'accompagnement des groupes, d'une manière générale se fait aux studios de répétitions pour tout ce qui traite de l'artistique et de la technique. Et le suivi administratif du projet musical du groupe se traite au centre de ressources.
HP : Quels projets ou ambitions avez-vous pour perfectionner encore vos action au sein du centre d'informations ?
JN : Si nous tentons d'amplifier les partenariats avec les acteurs culturels de la région pour privilégier les échanges, je compte mener une enquête qui s'adressera aux groupes et aux musiciens dans le but d'observer ce qui se passe dans le secteur.
Propos recueillis par David Daunis
HP : Qu'est-ce que le centre d'informations et de ressources du Vip?
Julien Nicolas : Le Centre d'informations et de ressources propose différentes choses à tous ceux qui sont curieux et passionnés de musique qu'ils soient musiciens ou techniciens, organisateurs de spectacle, étudiants. Nous offrons sur place d'abord un fond documentaire à disposition de tous, avec des revues, des ouvrages autour du secteur des musiques actuelles. S'ajoute une borne d'écoute de CD d'artistes locaux et nationaux, ainsi qu'une base de données régionale de tous les acteurs liés au secteur. La deuxième mission concerne, pour les musiciens et les associations, l'accompagnement de projet qui varie selon les interlocuteurs. La troisième action est menée sous forme de débats réguliers aux sujets variés (une dizaine par an), et de la mise en place une fois par an d'une semaine thématique lié à la musique, toujours, en lien avec le réseau Tohu Bohu.
HP : Quels sont les personnes qui vous consulte le plus ?
JL : En majorité des associations de la région qui ont besoin de conseils pour l'organisation de soirées ou de leur festival. Il y a aussi beaucoup de jeunes qui viennent pour des questions d'orientation ou sur les formations possibles dans le secteur de la musique. Nous n'intervenons surtout pas en substitution de l'information transmise en milieu scolaire mais plutôt en complémentarité sur un secteur spécialisé. Un principe important est aussi à souligner. Il faut que nos visiteurs aient envie d'être accompagnés sans attendre d'être assistés. On fixe ici un cadre d'accompagnement en se fixant des limites, sachant que nous sommes aussi en relation avec d'autres structures capables de prendre le relais pour des questions pointues qui demandent une expertise poussée.
HP : Le centre d'information et de ressources est-il en lien avec les autres activités du Vip ?
JL : Il se positionne comme un complément des autres activités. En effet, le Vip, c'est trois pôle. La diffusion avec la salle de spectacle, la répétition et l'accompagnement en liaison aux studios de répèt', et le pôle de ressources. L'enjeu est que le Vip fasse dialoguer ses trois pôles. L'accompagnement des groupes, d'une manière générale se fait aux studios de répétitions pour tout ce qui traite de l'artistique et de la technique. Et le suivi administratif du projet musical du groupe se traite au centre de ressources.
HP : Quels projets ou ambitions avez-vous pour perfectionner encore vos action au sein du centre d'informations ?
JN : Si nous tentons d'amplifier les partenariats avec les acteurs culturels de la région pour privilégier les échanges, je compte mener une enquête qui s'adressera aux groupes et aux musiciens dans le but d'observer ce qui se passe dans le secteur.
Propos recueillis par David Daunis
Ecoutez les artistes 'Découvertes des printemps de Bourges'
Hip-hop - mercedi 16 avril à partir de 12h
Chinese Man
Le Dispositif
The LatitudZ
Gatineau
zoB'
Philémon
Electro - mercredi 16 avril à partir de 22h
Lilea Narrative
Chapelier fou
Molecule
Fluidrock and the Bubblebot
Niveau Zero
Dubmood
Rafale
Rock - jeudi 17 avril à partir de 12h
ALB
Bastet
Tremore
St Augustine
Twice
Aloan
Monofocus
Rock - vendredi 18 avril à partir de 12h
Kiss Kiss Bang Bang
Roken is Dodelijk
Kid Bombardos
Puggy
Stellardrive
The Delano Orchestra
Curry and Coco
Chanson - samedi 19 avril à partir de 12h
Blague à Part
Dyaoulé Pemba
Yoanna
Mélanie Pain
Mounawar
Féloche
Archives














