Back home essential Vol.1
[backhome] electro


Nouvel album : Back Homen

Le label berlinois Back Home, créé par Ryan Davis et Lanny May, deux jeunes musiciens d’électro minimale, propose un travail composé de mélodies et de lignes de basse sur lesquelles se connectent des sons et des rythmiques multi-dimensionnelles. Back Home essentials vol. 1, la première compil’ du label, s’intéressera donc plus particulièrement à faire découvrir leur univers musical exigeant ainsi que le potentiel de ce collectif à la notoriété grandissante. Pensé et élaboré grâce aux nouvelles dimensions qu’offrent internet, à savoir la mutualisation des créativités, la diffusion et la vente des productions  via une plateforme web, ce label prouve combien la révolution est en marche et démontre concrètement que les modes de distribution traditionnels sont déjà au rebus pour cette nouvelle génération de musiciens électros.H de la C.

La sélection du rédacteur Lorenzo Venturini, In sunny afternoon
www.myspace.com/backhomemusic en téléchargement légal sur www.beatport.com/fr
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Immolate yourself
[bpitch control] electro


Nouvel album : Telefon Tel Aviv

Après s’être démarqué avec un art du peu qui l’honorait, Telefon Tel Aviv s’est désormais téléporté dans un espace temps diffus entre electronica et noisy où l’attendaient My Bloody Valentine, Boards Of Canada, M83, ravis d’accueillir parmi eux un nouveau compagnon pour compter les étoiles. Le brumeux Immolate Yourself frappe par ses textures aqueuses, son chant fantomatique et ses inclinations 80’s synthétiques, où les guitares ont totalement disparu. Tout en alternance tension-relâchement, manifestant toujours leur usage gourmand des ornements, le duo Charles Cooper - Joshua Eustis sait rendre compte de toutes les émotions possibles avec ses omnipotents claviers millésimés, comme en témoigne la superbe mise en scène de «You Are The Worst Thing In The World», voyage stellaire en apesanteur. Un plaisir que peu de disques nous procurent habituellement. CT .

La sélection du rédacteur You are the worst thing in the world
www.myspace.com/www.myspace.com/ telefontelaviv
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Shoegazing kids
[discograph] rock


Nouvel album : Stuck in the sound

Il n’y a pas à dire, les Stuck In The Sound savent restituer le son avec lequel ils ont grandi : le rock 90’s, les mélodies de Sonic Youth les plus, disons, audibles (« Utah »), les riffs tordus de Nirvana (« Shoot Shoot »), les brusques changements des Pixies, etc. Les lignes de guitare s’empilent et ne se ressemblent pas. Point de shoegaze ici, la saturation n’est pas extrême et ce groupe ne semble pas si timide que ça. Autre point étrange : la voix du chanteur ressemblant à celle de Justin Hawkins, le chanteur au nez poudré des hard-rockeurs The Darkness. Le son de cet album est bien plus ample que sur leur premier album, mais les morceaux (assez bons, d’ailleurs) s’étalent encore un peu trop pour que cet album soit leur chef-d’œuvre. Mais alors, qu’est-ce que ça doit donner en live! BA

www.myspace.com/stuckinthesound
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To be still
[Fargo] Folk


Nouvel album : Alela Diane

Véritable anachronisme incarné, Alela Diane semble puiser aux racines du folk, fouiner dans des traditions musicales d’un autre âge, tout en réussissant, à coups de mélodies sublimes portées par presque rien d’autre qu’une guitare et une voix, à nous conduire vers des territoires virginaux. Une indicible fraîcheur, qui conférait déjà tout son charme à The Pirate’s Gospel (2007), se dégage de ce deuxième album fort réussi. On y retrouve la jeune femme au sommet de son art, un folk lumineux et bouleversant, boisé et chaleureux comme celui, légèrement feutré, d’un vinyle d’antan et parfaitement servi par un travail de production aussi discret qu’efficace. Plus orchestré et plus épanoui, de l’inaugural «Dry Grass & Shadows» et ses volutes de pedal-steel, à «Take Us Back» et ses pizzicatos de violon, To Be Still  opère une révolution… en douceur. CT .

La sélection du rédacteur Take us back
www.myspace.com/www.myspace.com/ alelamusic
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John & Jehn
[faculty music media] blues rock


Nouvel album : John & Jehn

John And Jehn est un groupe qui correspond totalement à l’ambiance du moment : une sorte de folk synthétique gris, joué après une journée lambda, forte en frustrations. C’est bien simple, on dirait tous ces duos homme/femme des années soixante (Hazlewood/Sinatra, Gainsbourg/Gall, Stone/Charden) joué par un couple hypnotisé par le suicide, autant le groupe que l’acte. Ne les comparons pas aux Kills, ils n’en ont pas l’exaspérante théâtralisation, même s’ils partagent une même esthétique du décharné. John And Jehn sont autarciques et ils se foutent bien de votre opinion. Comment un vrai couple à la ville comme sur scène peut-il produire une musique si emplie de rage sourde ? On ne sait pas. En tout cas, sortez un disque, c’est quand même plus sympa qu’une théorie de couple.BA.

La sélection du rédacteur 1,2,3
http://www.myspace.com/johnjehn
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Tucumcari
[barclay] country folk


Nouvel album : Sammy Decoster

Lorsque Jack Kerouac est mort d’une cirrhose en 1969, Sammy Decoster n’était pas encore né. Pourtant, ce jeune homme de 26 ans pourrait bien avoir composé la parfaite bande sonore du livre clef de la Beat Generation. Comme le Sal Paradise de Sur La Route (1957), Sammy Decoster s’abandonne à la loi du hasard, arpentant les grandes étendues illimitées aux lignes d’horizon infinies (Hawaii, Savannah Bay) à la recherche d’une fraternité réelle. Tucumcari est le compte-rendu de cette quête, entre rock rugueux et ballades vespérales, évoquant les vapeurs de mezcal (le morriconien «L’Homme Que Je Ne Suis Pas» aussi bien que le perron délabré d’une vieille cabane en rondins du Kentucky (Dernier Rendez-Vous). À travers la topographie dessinée par l’album, Sammy Decoster dit l’amour et la défaite, dessinant en creux son propre «rêve américain». CT .

La sélection du rédacteur L’Homme que je ne suis pas
www.myspace.com/www.myspace.com/sammydecoster
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Cie Chute Libre + Cie Membros Danser les douleurs du monde

Première partie avec une pièce de Pierre Bolo qui met en scène avec de la danse hip hop le personnage Marvin, une sorte d’anti-héros et sa vision du monde. En deuxième partie, toujours du hip hop qui trouve sa couleur en se frottant aux langages contemporain, populaire, plastique… La Cie Membros joue Febre (fièvre en brésilien), le deuxième volet d’une trilogie sur le thème de la violence.

Nantes, Lieu unique, les 24,25 et 26/02
www.lelieuunique.com
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Le fil sous la neige / En équilibre

Virtuosité et équilibre. Sur un fil, ils sont sept fildeféristes à faire vivre une chorégraphie poétique et aérienne. L’histoire du spectacle est autobiographique, celle d’Antoine Rigot, un des danseurs de la troupe, qui chuta il y a six ans, victime des risques de son métier. Il raconte  ici sa vie, avec ce parcours de funambule blessé qui réapprendra à marcher pour retrouver le chemin de l’équilibre…

Nantes, parking du Grand T, le 30/01, les 1,3,5,6,8,10/02
www.legrandt.fr
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Compagnie Eskem / Danse pour les petits

A côté du théâtre et de la musique jeune public la danse trouve bien heureusement sa place. La Compagnie Eskem mêle de la danse hip hop et de la danse contemporaine pour transmettre aux enfants un très beau spectacle. L’histoire se tisse autour d’un personnage à grosse tête qui se transforme petit à petit en deux individus. La poésie et le geste font le reste.

Pontchâteau, au Carré d’Argent, le 13/02.
www.lefanal.fr
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May B / L’œuvre chorégraphique culte

L’incroyable spectacle de Maguy Marin n’a cessé de tourner depuis sa création en 1981. Cas unique dans l’histoire de la danse contemporaine, pour une pièce chorégraphique toujours aussi intense, une œuvre culte. Sous une écriture minimale, la chorégraphe puise dans les thèmes chers à Beckett : l’attente, le silence, la solitude, l’absurde. Une illustration théâtrale de la condition humaine, soutenue par la musique de Shubert.

Saint-Nazaire, au LiFE, programmé avec la complicité du fanal, le 28/02
www.lefanal.fr et www.lelife.fr
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La Pompe / Jazz manouche

Oui la Pompe suit le chemin de Django Reinhardt et de Stéphane Grapelli. Le groupe nantais joue les instruments (violon, guitares et contrebasse) propres à cette musique folklorique terriblement contagieuse. Et la pompe ne s’essouffle jamais.
Trignac, Centre Culturel Lucie Aubrac, le 27/02.  www.myspace.com/lapompe
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Ibrahim Maalouf /Electro jazz oriental

Un trompettiste de talent qui trace son chemin en tant que compositeur-interprète mais aussi comme side-man auprès d’artistes pop et rock. Avec son album Diasporas, il a su imposer les sonorités contrastées d’un jazz électro oriental singulier. Il est  accompagné sur scène d’un percussionniste, d’un guitariste et d’un bassiste.
Pontchâteau, Carré d’Argent, le 28/02.
www.myspace.com/ibrahimmaalouf
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Fred Wesley / Groove infectueux

Impossible de parler de Fred Wesley sans citer ses collègues de scène, ces monstres de la planète funk dont on connaît tous les noms. On cite, James Brown, dont il été le directeur musical pendant son âge d’or funk, ou les autres comme Maceo Parker, Pee Wee Ellis et Georges Clinton avec qui il a partagé le groove pendant autant d’années. S’il a fréquenté les groupes mythiques comme Funkadelic ou Parliament jusque dans les années 90, il n’a cessé de jouer, de tourner, et même d’enseigner le jazz depuis. On ne compte plus ses collaborations avec des artistes comme Georges Benson, d’Angelo, Marcus Miller et beaucoup d’autres… Fred Wesley est un modèle pour les artistes qui jouent la soul et le hip hop d’aujourd’hui.
Saint-Nazaire, le Vip, le 19/02.
www.myspace.com/fredwesley
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Voilà une chanson francophone très appréciée par les festivaliers. Elle a même gagné un prix de la Sacem. La  musique de Fanfan (guitare et chant, banjo, sax, contrebasse et batterie) est autant latine que jazzy.  Elle se permet de faire cotoyer le même soir une valse d’Europe de l’est, un rock enflammé, un boléro ou une bossa burlesque.

Saint-Nazaire, L’Appart, le 6/02.
www.myspace.com/cheznyna
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31 Knots / Rock costaud et inventif

Grosse soirée rock avec le trio de Portland 31 Knots, réputé pour proposer des prestations free-rock incroyablement intenses, puissantes et inventives. Un trio guitare, basse, batterie et un chant déstabilisant par ses compositions et ses prouesses musicales. En première partie, Papier Tigre, des Français qui collent au genre rock agressif et inspiré.

Saint-Nazaire, le Vip, le 21/02.
www.myspace.com/31knots
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Un rendez-vous pour une soirée toute en swing à écouter les rythmes luxuriants du Brésil. La musique du groupe nantais Agua Na Boca prend ses racines dans les quartiers de Recife ou Bahia, et se métisse de teintes sonores africaines ou de sonorités électroniques. Un poil de modernité et beaucoup d’authenticité, la bonne recette pour réchauffer Le Centre en période d’hiver.

Saint-Marc-sur-Mer, Le Centre, le 16/02
www.myspace.com/aguanaboca
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Françoiz Breut / Bella pop

Un plateau d’artistes dont les musiques s’accordent pour un soir. D’abord la jolie Françoiz Breut, toujours exilée à Bruxelles,  qui fait suivre la sortie de son beau quatrième album A l’aveuglette par la scène. Elle vient à Saint-Nazaire chanter la poésie délicate que Dominique A sait mettre en musique. En première partie, Clara et Julia de Mansfield Tya, qui dévoilent un nouvel opus, Seul au bout de 23 secondes qui tangue entre pop mélancolique saisissante et rock sec, avec d’ailleurs un duo avec la Françoiz en question. De la pop un peu rock que les filles savent soigner.

Saint-Nazaire, le Vip, le 10/02.
www.myspace.com/francoizbreut
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Christophe Monniot / Vivaldi Universel

Le saxophoniste Christophe Monniot se distingue comme un des chefs de fil du nouveau courant alternatif du jazz français. Toujours aussi novateur, il relève ici le pari de revisiter les Quatre saisons de Vivaldi.  Pour ce spectacle, il s’est assuré le concours des quatre saxophones du célèbre Quatuor Arcanes, le renfort de quatre autres musiciens (batterie, euphonium, saxophone et piano), auquel s’ajoute les paroles d’un livret sonore composé par l’auteur Sylvie Gasteau.

Saint-Nazaire, au LiFE, le 3/02.
www.myspace.com/moniomania
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Dans les années 70, l’Irlandaise Gillie Mc Pherson s’est attachée à la musique traditionnelle de son pays pour ne plus jamais la quitter. Aujourd’hui, elle vit en France et continue à faire rouler son grain de voix unique sur scène et sur disque. Echange avec cette étoile du folk avant son passage à la salle Krafft de La Chapelle des Marais.


Gillie Mc Pherson, Figure folk

Comment êtes-vous devenue chanteuse folk ?
Tout à commencé dans les années 60 à Belfast où, pour le plaisir de mes jeunes oreilles, je m’imprégnais de tout ce qui passait à la radio. J’aimais les chanteurs et poètes comme Joan Baez, Bob Dylan et les autres comme The Rolling Stones, Chuck Berry ou The Beatles. Parce que j’avais très envie de jouer de la guitare acoustique, j’ai un jour piqué celle de l’amoureux de ma grande sœur. Je me suis mise aussi à chanter, intuitivement, à reprendre les uns et les autres, sans envie particulière pour telle ou telle musique. Disons que la musique folk n’était pas une priorité. Un jour, ma voisine m’a emmené dans un des nombreux clubs folk de la ville dont elle faisait partie. J’ai trouvé le lieu très chaleureux, on était toujours les bienvenus à venir écouter et chanter une musique qui parlait le plus souvent de la vie quotidienne. C’était une chanson qui changeait de celles qui faisaient trop souvent «I love you baby, give me your hand». La chanson folk se penchait sur le centre des choses, elle était pour moi assez proche du peuple et de la terre. Une des raisons pour lesquelles je m’y suis attachée.
 
Pour ne jamais la quitter ?
Non, en effet. A l’âge de vingt ans, parce que certains faisaient «des bétises en ville», que l’atmosphère des conflits entre catholiques et protestants étaient trop lourde, je suis partie de Belfast pour Londres, à une heure d’avion, pour trouver la paix, excitée par une ville où la culture était réputée très ouverte sur le monde. A mon arrivée, j’ai été repérée et signée pour un album par le label RCA. Je me suis trouvée à l’abri, sans soucis et beaucoup de travail. J’ai enchaîné les tournées au Royaume-Uni pendant des années. Managé un temps par John Reid, le manager d’Elton John et de Queen, j’ai découvert le business de la musique, ses illusions et ses pièges. A cette époque, j’étais aussi très naïve. Il y eu des hauts et des bas. C’était l’époque des hippies, tout était possible. Si je gagnais de l’argent avec la musique, il m’est arrivé de travailler sur les marchés comme brocanteuse, pour payer mes six musiciens. Il fallait se débrouiller… Cela a duré vingt ans d’une vie très dense à Londres pour qu’ensuite je vienne vivre en France, dans la Drôme. Depuis, seize ans se sont écoulés, sans arrêter mon métier de chanteuse et de professeur de chant… Voilà les grandes lignes d’une longue aventure.

En vous écoutant, on se questionne sur les origines de cette voix rauque et douce à la fois.
Vous savez, quand j’étais petite j’avais une voix très aiguë et pure, comme les jeunes chanteuses irlandaises d’aujourd’hui. Mais j’avais envie d’avoir une voix musclée avec une vraie force. C’est à l’âge de 20 ans, dans mon studio à Londres, que je l’ai forcée à se dépasser et à expérimenter ses limites. Avec l’aide du corps et de la pensée, sans technique particulière et sans l’aide de la cigarette, j’ai fini par la trouver. Et vous savez, plus de trente ans plus tard, je me surprend à utiliser à nouveau et à apprécier les possibilités aiguës de ma voix.

De quoi aimez-vous parler dans vos chansons ?
De ce qui me touche ou m’a touché dans la vie de tous les jours. A titre d’exemple, je pense à «Dark Dream», une chanson sur les pêcheurs en Atlantique. Depuis Belfast, j’ai toujours été sensible à la mer, à sa violence et à ses turbulences. Voilà un texte sur des gens, avec leurs femmes et leurs enfants, qui ont une vie sur l’eau et dont on ne parle que très peu. On mange le poisson mais qui pense à ceux qui l’ont pêché ? Je pense aussi à «Little man», l’histoire d’un petit homme  qui rêve d’être roi… Et aussi à beaucoup de chansons nostalgiques de l’Irlande. Faisant partie de la diaspora des années soixante-dix, comme ceux qui sont partis de Belfast pour chercher le calme, j’ai quitté ma ville en étant malheureuse. J’ai la nostalgie des discussions dans les bars et de cette manière de se taquiner et de parler qui est propre aux gens de là-bas. Le chant me permet de retrouver un peu la langue anglaise.

Propos recueillis  par David Daunis

Gillie MacPherson, le vendredi 27 février à 21h, Salle Krafft à La Chapelle des Marais.
www.gilliemusic.com
www.myspace.com/gilliemcpherson

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TÊTE A TÊTE.

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Le 15/1/09 au Lieu Unique - Nantes


Trois boléros

Trois Boleros d’Odile Duboc est un triptyque à la gestuelle douce, précise et apaisante. Les trois pièces correspondent à trois versions orchestrales différentes de l’œuvre de Ravel. Avant chaque boléro se glissent  des moments de respiration récréatifs ou oniriques. Le premier boléro, interprété par dix danseurs, est celui qui colle le plus au tempo de la musique. Dans ce florilège de l’art de la danse, les danseurs se font admirer. Que du beau, que Duboc .
Le deuxième Boléro, vu lors de l’inauguration du LiFE à Saint-Nazaire, est un duo «entre une femme (Emmanuelle Huyn) et un homme (Boris Charmatz). L’envoûtement n’a pas porté jusqu’aux derniers gradins, un éclairage mesquin voilant la grâce parnassienne de ces danseurs exceptionnels.
Après un intermède scénographique de tissus à l’ondulation venteuse, le troisième Boléro et ses 21 danseurs vêtus de blanc, impressionne d’emblée. Les lignes blanches des danseurs se tracent, se croisent et s’effacent. C’est graphique, pur et serein comme de l’art abstrait dirait un spectateur honnête ou comme une publicité pour eau minérale auvergnate dirait un spectateur mal luné en quête d’univers plus orageux. PF
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VUE SUR SCÈNE.

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